Manoela Prates
EN
Born in 1984, in Brazil, lives and works between Brest and Paris.
Manoela Prates draws on the concept of “gambiarra” in her work, which in Brazilian translates as: act of adjusting, improvising, or transforming in order to find a solution to a problem. Manoela Prates' drawings float as such between collage and painting, between the vestiges of a childhood steeped in Brazilian culture and a visual imagination that she translates into reality.
Her quasi daily practice generally takes shape in standard formats: loose sheets of paper, pages torn from notebooks, everyday materials (cardboard packaging), created with makeshift tools: all kinds of felt-tip pens, colored pencils, gouache, watercolors, inks, glitter glue, stickers, magazine cut-outs, school whiteout pens, or other materials found at random in her home or in supermarkets.
Manoela Prates fuels a constant interplay between forms and subjects, such as motherhood, death, and eroticism, between an iconography of reality and that of the unconscious. This friction between imaginary forms and figures inspired by everyday life allows her to sketch the contours of unexpected encounters that she provokes. Switching from one aesthetic to another, from childlike lines to more classical strokes and compositions, Manoela Prates draws scenes in which she maintains a blur between the boundaries of a visual language that sometimes eludes her.
Exploring these possible emergences, Manoela Prates has developed in parallel a writing practice that allows her to delve deeper into other poetic fields beyond drawing. Manoela Prates' writing is part of a daily practice of listening, of paying attention to the strangeness of the world around her. Between drawing and writing, Manoela Prates bears witness to her relationship with reality, which she sometimes digests with irony and a touch of drama.
FR
Née en 1984, au Brésil, vit et travaille entre Brest et Paris.
Manoela Prates convoque dans son travail la notion de « gambiarra », qui signifie en brésilien : acte d'ajustement, d'improvisation, de transformation, pour trouver une solution à une problématique. Les dessins de Manoela Prates flottent ainsi entre le collage, la peinture, entre les vestiges d'une enfance baignée dans la culture brésilienne et un imaginaire visuel qu'elle absorbe dans le réel.
Sa pratique quasi quotidienne, prends forme généralement dans des formats standards : feuilles volantes, feuilles extraites de carnets, des supports extraits du quotidien (emballages cartonnés), réalisée avec des outils précaires : toutes sortes de feutres, crayons de couleur, gouaches, aquarelles, encres, colles pailletées, autocollants, images découpées dans des magazines, blancos d'écoliè·res, ou autres matériaux trouvés au hasard dans son espace domestiques ou dans des supermarchés.
Manoela Prates, alimente un jeu constant entre les formes et les sujets, tels que la maternité, la mort ou encore l'érotisme, entre une iconographie du réel et celle de l'inconscient. Ce frottement entre des formes imaginaires et des figures inspirées du quotidien, lui permettent de dessiner les contours de rencontres inattendus qu'elle provoque. Basculant d'une esthétique à l'autre, de tracés enfantins jusqu'aux traits et compositions plus classiques, Manoela Prates dessine des scènes dans lesquelles elle maintient le flou entre les frontières d'un langage visuel qui lui échappe parfois.
Explorant ces possibles surgissements, Manoela Prates développe parallèlement une pratique d'écriture, qui lui permet d'approfondir d'autres champs poétiques en marge du dessin. L'écriture de Manoela Prates s'inscrit dans une pratique quotidienne d'écoute, d'attention à une étrangeté du monde qui la traverse. Entre dessin et écriture, Manoela Prates témoigne de son rapport au réel, qu'elle digère parfois avec ironie et une pointe de drame.